Naturalistes en lutte

Les informations des Naturalistes en lutte à Notre-Dame-des-Landes


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Mobilisation générale !

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plus d’info ici : ACIPA

et aussi ici : ZAD NADIR

 

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NOUS PLANTONS, ILS SE PLANTENT

Après cette belle journée ensoleillée où 150 personnes sont venues découvrir les richesses des zones humides sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, nous relayons ci-dessous l’appel à planter des haies avec des occupants de la ZAD.

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Rassemblement dans le bourg de Notre-Dame-des-Landes avant la visite des zones humides le 1er février 2015

« Quoiqu’en disent Valls et Hollande, quelque soit l’acharnement judiciaire de Vinci et de l’Etat, nous sommes déterminé-e-s, habitant-e-s de longue date du bocage ou plus récemment arrivé-e-s, opposant-e-s de tous bords, à y lutter et y rester !

Nous invitons à se retrouver sur la zad pour une journée d’entretien de haies le 10 février. Lors de l’occupation des 24ha de la zone travaux en octobre 2013, nous avions mis en place un kilomètre de buttes et planté les centaines arbres apportés par chacun-e. Ces arbres ont depuis souffert de l’appétit des chevreuils. Pour ce chantier, nous voulons remettre des arbres plus petits ou des graines, et pailler les buttes. Cette journée sera aussi l’occasion d’une conférence de presse pour signifier notre volonté déterminée de rester sur le terrain et de le protéger : ces haies, nous voulons les voir pousser des dizaines d’années, nous mettrons tout en oeuvre pour les préserver du bétonnage !

Le rendez vous est donné à 10H, le 10 février, sur le chemin au dessus des Planchettes. Amenez vos potes, vos bottes, un pique nique, des arbres très jeunes et des graines d’arbres.
A bientôt ! »

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Pour la première fois des tritons ont manifesté !

La volonté de protéger la biodiversité du bocage de Notre-Dame-des-Landes face à la construction de l’aéroport était le leitmotiv de milliers de manifestants ce samedi 22 février 2014. Pour la première fois des tritons déambulaient et étaient au cœur d’une manifestation festive de cette ampleur en France. C’est une évolution capitale de la prise de conscience collective des enjeux autour du projet d’aéroport.

 

Mais l’État a gâché la fête. L’État a choisi sciemment de détourner l’ampleur médiatique de l’opposition au projet et de la mobilisation pour protéger la biodiversité de Notre-Dame-des-Landes, en provoquant une violence qui n’est pas notre moyen d’expression.

S’en est suivi un traitement médiatique dirigé et tronqué avec la reprise des arguments des pro-aéroports arguant que, par exemple, tous les recours contre le projet avaient été levés et qu’il était temps de commencer les travaux. Ce qui est totalement faux ! En effet, de nombreux recours ont été déposés au tribunal administratif de Nantes contre l’arrêté de déclaration d’utilité publique des travaux de recalibrage des routes et les arrêtés préfectoraux de décembre 2013 concernant la loi sur l’eau et les dérogations de destruction des espèces protégées. Aujourd’hui, ils n’ont toujours pas été jugés. De plus, certains arrêtés préfectoraux n’ont pas encore été signés et il est impossible pour l’État de lancer les travaux.

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Face aux mensonges, l’engagement des Naturalistes en Lutte s’accroit pour le respect et la défense de la vérité et du vivant… Nous restons plus que déterminés à ce que la biodiversité de Notre-Dame-des-Landes demeure intacte !

 

Contact presse :

– Triton (François de Beaulieu) 06.16.20.30.93

– Triton bis (Olivier Swift) 06.76.00.14.19

– Triton ter (Étienne Ouvrard) 07.81.705.705

Le texte ci-dessous a été lu lors de la prise de parole le 22 février.

 

J’ai l ‘honneur de prendre la parole au nom des Naturalistes en lutte, un groupe de bénévoles, créé en décembre 2012, autour d’un objectif commun : réaliser l’inventaire des habitats naturels, de la faune et de la flore sur le site de Notre-Dame-des-Landes, la ZAD 44. En 2013, plus de 200 participants ont témoigné de l’existant, passant des weeks-ends, des soirées, des nuits à arpenter ce bocage humide. Ces témoins sont des volontaires, accompagnés par des spécialistes, mus par le désir de donner de leur temps pour une cause commune. Chaque observation a été minutieusement consignée puis cartographiée.

 

Le bilan ? Des centaines d’espèces ont été notées, dépassant le millier rien que pour les insectes ;

des habitats remarquables ont été cartographiés, bien plus que dans le rapport officiel ;

et surtout nous avons dressé le constat étonnant que nous sommes en présence d’un assemblage unique pour le département voire de la région. Unique par sa composition et sa densité, unique par sa fonctionnalité. Du rarement vu.

C’est une relique précieuse d’une époque précédant la folie destructive du productivisme. En effet, aujourd’hui, le bocage, ce milieu de faible pression humaine, est considéré comme le plus menacé en Europe. Rien que sur cette surface de 1 600 ha, nous avons noté plus de 170 km de haies, plus 200 mares, dont pas moins de 186 habités par des grenouilles, des tritons ; nous avons noté une présence exceptionnelle en nombre du Campagnol amphibie, un petit rongeur devenu peau de chagrin en Loire-Atlantique ; nous avons noté des espèces nouvelles pour le département et d’autres pour la région ; nous avons des cortèges d’espèces devenant de plus en plus rare ;

 

Le site de Notre-Dame-des-Landes est une connexion entre le bassin de la Vilaine et celui de Loire ; il n’est pas seulement un château d’eau, c’est aussi une source de biodiversité.

 

Le dossier évoque les mesures compensatoires. « Éviter, réduire, compenser », telle est la séquence de l’étude d’impact. Or, dans ce projet, il n’y aura ni évitement ni réduction ; l’ensemble de la ZAD est à  compenser. Pour réaliser ce tour de force, la compensation a été calculée en unité compensatoire s’apparentant à des valeurs surfaciques. Autrement dit, si des êtres chers sont ensevelis par des bulldozers ils pourront être compensés par un club de rencontres, soit les futures mares en attendant que les prochaines zones commerciales les comblent. Dans ce cas de figure, et au regard des enjeux majeurs d’importance départementale, régionale voire nationale, il est bien entendu qu’il n’y a pas de compensation possible.

 

Le dossier parle de déplacements à titre compensatoire. Attention ! Cela est évoqué pour une plante et une espèce d’insecte sur les plus de 1000 que nous avons recensées. Pour les Amphibiens, les déplacements sont évoqués à titre expérimental et non à titre compensatoire. Cela concerne que deux espèces, sur les 10 présentes, et que 19 mares sur les plus de 200 ponctuant le site. De plus, sur le plan scientifique, nous savons déjà qu’en aucun cas ce prélèvement sera significatif de la population présente.

 

Nos résultats vont permettre d‘alimenter les recours juridiques. Pour la partie habitats naturels, faune et flore, ces recours ont été déposés par France Nature Environnement, Bretagne vivante, la Ligue pour la protection des Oiseaux, Eau et Rivières de Bretagne et SOS Loire Vivante.

 

Pourquoi une telle richesse ? Par son contexte hydrographique, certes. Mais aussi et surtout, parce que des paysans ont opté pour une autre manière de produire. Des paysans qui n’arrachent pas les haies ; des paysans qui ne drainent pas ; et pour autant des paysans qui vivent bien, entourés de milliers d’autres êtres vivants.

 

Autre richesse : les liens. Dans ce contexte, paysans, zadistes et naturalistes se sont liés, se sont écoutés et aujourd’hui, nous marchons ensemble parce que nous comprenons que la seule manière d’avancer n’est pas la compétition ou le conflit, mais la coopération et l’écoute. Notre-Dame-des-Landes, c’est la preuve qu’un autre monde est possible. Un monde où progresse le respect d’autrui, un monde où la non-violence est recherchée. Notre-Dame-des-Landes devient un nouveau symbole d’espoir.

 

Plutôt que les 3 V de « Veni, vidi, vi(n)ci »

nous proposons les 3 V de « Victoire, de la vérité et du vivant. »

 

Que tous ceux qui en ont marre du mensonge,

Pour tous ceux qui en ont marre de cette logique de mort

Pour tous ceux qui veulent un autre monde

Pour tous ceux qui veulent cohabiter avec l’ensemble des terriens humains et non-humains,

 

Pour afficher notre volonté de vivre autrement,

 

Pour un symbole fort de notre détermination,

 

Ouvrons la main gauche, côté cœur, bien haut, comme une antenne nous reliant tous les uns aux autres, comme les doigts d’une même communauté.

 

Nous ne lâcherons rien.

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Plus de 400 personnes à la soirée des Naturalistes en lutte à Nantes

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Un petit résumé reprenant quelques messages de la soirée …

Un réseau dense de haies sur talus, de prairies naturelles, de mares, de landes, de boisements, le tout situé en zone humide en tête de basin versant
Un rôle épuratoire et de régulation hydraulique majeur à l’échelle des bassins versant de l’Isac et du Gesvres (incidence sur les inondations à Blain, sur les populations piscicoles du Gesvres)
Un ensemble exceptionnel d’habitats d’intérêt européen en bon état de conservation

 

La plus importante population de Lézard vivipare de
Loire Atlantique, d’importance régionale !
Des populations de Triton marbré, de Triton crêté et de Campagnol amphibie d’importance départementale, voire régionale !Une diversité extraordinaire du vivant :

 9 nouvelles espèces pour la région,
62 nouvelles espèces pour le département,
plus de 1500 espèces identifiées
dont plus de 130 espèces protégées.
Nature Ordinaire ?

Non, un réservoir de biodiversité d’importance régionale

non compensable !

Et maintenant, tous à vos bottes pour le prochain rendez-vous sur le terrain dans le cadre de la journée mondiale des zones humides :

 

Dimanche 2 février 2014 à 14h00 à la Vacherie, lieu-dit les Domaines, Notre-Dame-des-Landes.