Naturalistes en lutte

Les informations des Naturalistes en lutte à Notre-Dame-des-Landes


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Après les milices à Sivens, les milices en Lozère … un état de « droit » qui parait bien inégalitaire !

Les agressions « autorisées » des lobbies « anti-environnement » se multiplient. Depuis les bonnets rouges, les milices de Sivens, et il y a quelques semaines, en Lozère, dans l’Allier, le 9 novembre 2015, les gendarmes ont délibérément laissé des éleveurs en colère saccager les bureaux d’une association plaidant la cause du loup (l’ALEPE) ».

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Leur revendication : que « l’ALEPE reconnaisse l’éleveur comme une espèce à protéger et le loup une espèce à éradiquer ».

Prévenus par l’ALEPE, les agents de la gendarmerie n’ont pas jugé nécessaire d’intervenir et étaient selon les agresseurs au courant du saccage avant qu’il n’ait lieu.

Que fait l’État ? Apparemment  rien, il préfère caricaturer les militants opposés aux grands projets inutiles ou ceux qui se mobilisent pour réduire le réchauffement climatique ou sauver leurs emplois comme à Air France, en parlant de minorité ultraviolente à leur encontre.

Il est temps d’ouvrir les yeux, l’état de droit n’est plus égalitaire, il y a quelque chose de pourri dans notre république ! Il laisse faire les milices violentes qui défendent les lobbies productivistes et financiers. Il caricature et condamne les militants qui osent se mettre sur son chemin. Il violente et tue les militants qui ouvrent vers d’autres solutions. RESISTANCE !

La biodiversité est un bien commun menacé par une minorité. Les  Naturalistes en lutte continueront à la faire connaître et à la défendre.

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Notre-Dame-des-Landes 5 nouvelles espèces protégées remettent en cause le projet d’aéroport

Depuis trois ans, le collectif des Naturalistes en lutte a mené des inventaires sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Ses experts ont fait savoir aux associations de protection de la nature qu’ils avaient découvert 5 espèces légalement protégées non prises en compte par les dossiers mis à l’enquête et les arrêtés préfectoraux associés (non compris le campagnol amphibie en attente d’un arrêté préfectoral).

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Cicendie naine Exaculum pusillum

Les associations de protection de la nature ont fait part avec tous les détails nécessaires de ces découvertes par un courrier adressé, tant à la préfecture de Loire-Atlantique qu’au ministère de l’écologie qui a bien accusé réception du document.

Il s’agit de trois plantes (la Sibthorpie d’Europe, la Pulicaire commune, la Cicendie naine), un amphibien (le Triton de Blasius) et un mammifère (le Crossope aquatique). Ces espèces n’ont pas été observées ou recherchées par les bureaux d’études, en conséquence elles n’ont pas été évaluées dans les dossiers et aucune demande de dérogation pour la destruction de ces espèces protégées n’a été faite. Contrairement à ce qui a pu être écrit dans la presse, les travaux ne peuvent donc pas commencer tant qu’une procédure complète concernant ces espèces n’a pas été menée. Elles posent même la question de la réévaluation complète du projet qui n’a pas pris la mesure des destructions qu’il allait entraîner en matière de biodiversité.

Nous rappelons que, parmi plus de 1500 espèces inventoriées, 130 espèces sont protégées et que seuls quelques individus de 3 espèces seraient déplacés, uniquement à titre expérimental et sans fondement scientifique, ce qui ne saurait être présenté comme une « mesure compensatoire ».

Nous rappelons qu’en ce qui concerne l’autorisation de destruction du campagnol amphibie, un avis particulièrement défavorable a été émis par le Conseil National de Protection de la Nature.

Nous rappelons aussi qu’en ce qui concerne la compensation, une expérimentation de déplacement n’est pas une mesure compensatoire. De plus, les milliers d’individus appartenant à des espèces protégées et les milieux qui les hébergent ne pourront en aucun cas être « recréés » et la perte de biodiversité sera totale, sans « compensation » possible.

La particularité de cette zone est d’avoir échappé à des destructions irréversibles. C’est pourquoi nous avons pu observer notamment cinq nouvelles espèces pour la France, 9 nouvelles pour la région, 62 nouvelles pour le département. Ce modèle agricole a montré qu’il pouvait être compatible avec la préservation de la biodiversité, ce système est à étendre et non pas à détruire.

Les Naturalistes en lutte seront présents dans les manifestations prévues le 16 janvier et ils feront découvrir une partie des richesses naturelles de la ZAD le 31 janvier 2016 dans le cadre de la journée mondiale des zones humides.

Contacts presse :

06 16 20 30 93

naturalistesenlutte.wordpress.com/


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TOUS AU BOURGET !!

La Coordination des opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes organise le samedi 5 décembre 2015 un évènement sur le thème de la COP21.
Il s’agit de dénoncer l’incohérence qu’il y a à vouloir obtenir des États un accord global contraignant sur le climat, tout en continuant par ailleurs à promouvoir localement des projets inutiles et climaticides comme celui d’un nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes (44).

L’évènement débutera à 11h par une marche festive de 4 km (chants, batucada) au départ de la Vache Rit (Les Domaines, Notre-Dame-des-Landes).
Cette marche conduira les participants jusqu’au lieu-dit « Le Bourget » (Fay de Bretagne).

Après un pique-nique, il sera proposé diverses animations :

  • intervention sur la part du transport aérien dans le changement climatique, par le géologue nantais Pierre Vacher,
  • conférence gesticulée : « Notre-Dame-des-Landes : tissu de mensonges et démocratie « Canada Dry »  » par Françoise Verchère et Geneviève Lebouteux, du CéDpa,
  • galerie des fausses solutions de la COP21,
  • « discours du Bourget« ,
  • occupation du ciel,
  • et pour conclure, de la musique;

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