Naturalistes en lutte

Les informations des Naturalistes en lutte à Notre-Dame-des-Landes


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Manifestation du 27 février 2016

Texte lu par les Naturalistes en lutte lors de la manifestation

NDDL 27 févrierbAu cours des trois dernières années, le collectif des Naturalistes en lutte a mené méthodiquement des inventaires sur le patrimoine naturel de la ZAD et s’est attaché à faire connaître ce patrimoine.

Nous avons diffusé les résultats de nos études sur notre site internet, à la presse, aux associations qui mènent des recours en justice et au ministère de l’environnement. Nous préparons une publication pour ce printemps de l’ensemble des études. Nous avons fait découvrir à plus de 400 personnes les richesses naturelles de la ZAD lors de la Journée mondiale des zones humides.

Nos études ont porté sur les amphibiens, les reptiles, les oiseaux, les mammifères, les invertébrés, les plantes, faisant ainsi apparaitre une liste de plus de 2 000 espèces dont 130
protégées. Des dizaines de milliers d’individus appartenant à ces seules espèces protégées seraient détruits par les travaux prévus. Un crime, alors que la crise de la biodiversité nous éclate à la figure.

Nos études ont aussi porté sur les composantes du paysage : les ruisseaux, les prairies naturelles, les talus, les mares formant un ensemble unique construit pas à pas depuis plus de 150 ans. Un ensemble unique aujourd’hui parce que, depuis cinquante ans, on s’est acharné à détruire tout ce qui pouvait y ressembler dans la région. Détruire le bocage de Notre-Dame-des-Landes serait un crime à l’heure où la crise climatique nous éclate à la figure. En effet, la ZAD de Notre-Dame-des-Landes est exactement le type de milieu le mieux à même d’encaisser les perturbations dont nous ne pouvons déjà plus qu’espérer atténuer les effets.

Aujourd’hui, nous sommes en mesure d’affirmer et de prouver que les bureaux d’études ont sous-estimé l’importance des zones humides à détruire, les espèces protégées à prendre en compte, et ont proposé des compensations écologiques obscures, minimalistes et inapplicables… Ces oublis et ces erreurs ont totalement faussé les dossiers d’instruction du projet et toutes les décisions prises jusqu’ici. Les richesses exceptionnelles que nous avons mises en évidence sont incompensables.

Aujourd’hui, nous sommes en mesure d’affirmer que la ZAD est un formidable modèle de coexistence entre une agriculture intelligente, une vie sociale riche et une nature sauvage exceptionnelle. Nous préserverons ce modèle, tous ensemble.

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Pour qui roule le préfet de Loire-Atlantique ?

Ainsi donc, comme on a pu le lire dans le Canard Enchaîné du 17 février, les experts de la DREAL (Direction régionale de l’aménagement, de l’environnement, de l’aménagement et du logement) ont clairement souligné que le maintien de l’aéroport de Nantes-Atlantique et l’allongement de sa piste ne nuiraient en rien à la faune de la réserve naturelle du lac de Grand-Lieu mais, bien au contraire, contribuerait, en continuant d’éviter l’urbanisation, à préserver l’équilibre écologique de la réserve.

Les révélations du Canard Enchaîné sur la note de la DREAL remise au Préfet de Loire-Atlantique en septembre 2014 n’en étaient pas vraiment pour nous (lire ici) et pour les associations de protection de la nature qui, à l’époque, avaient demandé au préfet communication de cet avis dont ils subodoraient l’existence. Celui-ci avait répondu de manière biaisée en envoyant d’autres documents.

Cette pratique du secret pose bien des questions car, s’il est clair que le préfet ne souhaitait pas donner le moindre argument aux opposants du projet d’aéroport (et celui-ci n’était pas le moindre) on peut se demander pourquoi il n’a pas jugé bon d’en prévenir le Premier ministre, lui évitant ainsi de raconter le 4 novembre 2015, devant l’Assemblée nationale, les bobards sur la protection de la réserve de Grand-Lieu que les partisans du projet lui avaient soufflés à l’oreille. Il est vrai que le Préfet n’avait pas manqué d’argumenter au Tribunal administratif en dépit de la note de la DREAL ce qui en dit long sur la mauvaise foi qui préside à ses interventions.

Pourquoi le Préfet a-t-il caché cette note même aux partisans du projet, de telle sorte qu’ils abandonnent un argument stupide, dénoncé de longue date par le professeur Loïc Marion (lire ici ) dans la presse et même par un courrier au Premier ministre après sa déclaration ?

On sait que, par ailleurs, comme l’a montré le CéDpa (Collectif d’élu-e-s doutant de la pertinence du projet d’aéroport), la DGAC (Direction générale de l’aviation civile) a caché ses chiffres truqués sur les gains d’un transfert malgré les injonctions de la Commission d’accès aux documents administratifs (il a fallu l’intervention du Ministère de l’environnement pour disposer d’un premier document révélateur). Et nul ne peut ignorer aujourd’hui que, comme l’a montré le collectif des Naturalistes en lutte, les bureaux d’études ont largement minimisé les surfaces des zones humides d’intérêt patrimonial vouées à la destruction comme le nombre et l’importance des espèces protégées (probablement parce qu’ils avaient sous-estimé au départ la pression d’inventaire indispensable).

La vraie question est donc : quels sont les autres chiffres, dossiers et documents qui sont encore cachés aux populations et à leurs élus pour imposer ce projet coûte que coûte ? Questions subsidiaires : quelle est la valeur d’une consultation de la population si on ne lui permet pas d’avoir l’ensemble des éléments pour juger ? Pour qui roule le Préfet de Loire-Atlantique ?

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Près de 400 personnes à la rencontre des habitant(e)s libres des zones humides de la ZAD

 

Nous avons accueilli plus de 400 personnes ce dimanche 31 janvier pour découvrir les richesses des zones humides de Notre-Dame-des-Landes. Ce fut un beau moment d’échanges autour des mares, des prairies et des landes.

nt lut janv 16 -05Nous préparons désormais un bilan des inventaires qui paraîtra dans un numéro spécial de la revue Penn ar Bed.

La déclaration de la ministre de l’Écologie qui annonce  qu’elle a demandé à l’inspection générale de voir « s’il y avait des projets alternatifs ou complémentaires » et qu’il n’y aura « pas d’évacuation par la force » est une véritable avancée. Les forces rassemblées contre le projet portent leurs fruits.