Naturalistes en lutte

Les informations des Naturalistes en lutte à Notre-Dame-des-Landes


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Lettre n°51

Bonjour à tous

Opération « Fauchée et heureuse » ca reprend !

Après le beau travail réalisé le 9 octobre, nous vous invitons à venir continuer la restauration de la prairie oligotrophe, nous nous concentrerons cette fois sur les bordures colonisées par les ligneux et les ronces. Alors tous à vos serpes, faucilles, sécateurs … .

Si nous sommes assez nombreux, nous poursuivrons aussi le curage de la mare, chantier que nous avions commencé en 2015. Alors pensez aussi aux pelles et aux seaux.

On vous donne rendez-vous le dimanche 13 novembre à 9h00 à la ferme de Bellevue à Notre-Dame-des-Landes.

En espérant vous voir nombreux !

Les Naturalistes en lutte


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Retour sur l’opération « fauchée et heureuse »

Après une belle journée sous le signe des bâtons, nous nous sommes retrouvés à 9h00, fourches et faux à la main sur le parking de la ferme de Bellevue. Après une brève présentation de l’opération de fauche avec exportation, sous le chant de l’Alouette lulu, nous avons débuté le chantier par une démonstration de fauche manuelle par Jean-Pierre Taugain de Saint-Etienne-de-Montluc, qui a su nous transmettre son savoir-faire riche de plus de 70 ans d’expérience. Tenir la faux à plat, revenir en poussant les herbes, … facile lorsqu’on le regarde faire, mais une toute autre paire de manche lorsqu’on s’y essaye !

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Le groupe s’est ensuite divisé en deux, un groupe de faucheurs et un groupe de « pousseurs ». Pour ce dernier, cela consistait à déplacer les round-baller près de l’entrée du champ pour un futur déplacement hors de la parcelle. Pas très technique comme travail, mais bien physique ! Au départ à trois par round baller, ça courait en discutant, puis à cinq en souriant et pour les dernières à six en soufflant !

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Après cette opération de rangement, le groupe a rejoint les faucheurs, et ça avançait bien. Répartis sur la prairie, les tas d’herbes grandissaient. Jean-Pierre Taugain , continuait à nous transmettre son savoir, faire des bottes à la main sans ficelle, taper une faux, … . Un grand grand merci à lui et à sa fille pour le partage ! Le travail permettait aussi des discussions sur la flore et la faune. Notamment l’intérêt de conserver une belle station de succise des prés encore en fleur, et attirant de nombreux insectes, abeilles, bourdons, syrphes, … . Et puis l’observation au moment du repas d’un jeune lézard vivipare, espèce rare en Loire-Atlantique. Au final pas moins de 8 jeunes ont été observés sur la prairie ! Des crottiers de campagnol amphibie ont aussi été découverts dans le secteur le plus humide de la prairie, pas loin des mares.

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L’après midi la fauche s’est poursuivie, et les tours de tracteurs ont débuté, de magnifiques charretées faites par Jean-Louis, et dont certains ont su profiter du moelleux ! Au final pas moins de 45 personnes ont participé à ce chantier et environ 40 m3 ont été exportés. Ce fut une opération heureuse, riche en échange et en partage, tous réunis autour d’une même conscience, agir pour la préservation de la nature.

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Plus de 5000 personnes ont déjà signé la pétition adressée au préfet en charge du projet Aéroport Grand Ouest et à la Ministre de l’écologie

carnet NDDL page 80

Rappel à la Loi : Respect des espèces protégées à Notre-Dame-des-Landes

À partir de janvier 2013, le collectif des Naturalistes en lutte a réalisé un inventaire méthodique de la biodiversité de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. Composé d’experts naturalistes de toutes les disciplines il a montré de manière incontestable et incontestée les insuffisances des études officielles. Il a, en particulier, permis de découvrir quatre espèces animales et végétales protégées qui n’avaient pas été observées par les bureaux d’études missionnés par les promoteurs du projet. En lien avec toutes les grandes associations de protection de la nature, le collectif a transmis au Préfet de Loire-Atlantique l’ensemble des éléments permettant de vérifier la présence de ces quatre espèces protégées qui, comme les autres, doivent réglementairement faire l’objet d’une étude écologique et d’une procédure administrative complète préalable à d’éventuels travaux d’aménagement.

Les promoteurs du projet et particulièrement les élus qui le commanditent et qui font sans cesse référence à la loi et à la chose jugée pour le justifier ne peuvent passer outre ces découvertes qui ne font que souligner l’insuffisance des études qu’ils ont menées et qui sont pourtant censées valider la destruction des espaces naturels de la ZAD.

Avec Fabrice Nicolino, Nicolas Hulot, Allain Bougrain-Dubourg et les Naturalistes en lutte, les soussignés demandent simplement le respect de la loi sur la protection de la nature et que monsieur le Premier ministre, madame la Ministre de l’Écologie, monsieur le Préfet de Loire-Atlantique, monsieur le Directeur général de Vinci mettent en place toutes les procédures légalement prévues. Si l’État ne fait pas respecter cette loi, qui le fera ?

 La pétition est ici.

Le contact presse est là : 06 16 20 30 93


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Lettre n°50 « opération fauchée et heureuse »

Nous vous invitons tous à participer à un chantier de fauche avec exportation d’une belle prairie oligotrophe d’environ 2 hectares, non exploitée depuis quelques années.

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Peu à peu, l’abandon de la prairie et la reprise de la dynamique naturelle entraînent un appauvrissement de la flore, avec une diminution et à terme une disparition des espèces les plus fragiles. La proximité de la ferme de Bellevue assure sur le long terme un usage pour le foin et le pâturage des animaux. Actuellement la parcelle n’est pas exploitable en l’état et nécessite une intervention de coupe et d’exportation. Au regard de la taille de la parcelle, une fauche mécanique sera réalisée, par contre l’exportation ne peut se faire mécaniquement avec des engins classiques (trop de ligneux) et le broyage sans exportation est incompatible avec la conservation du caractère oligotrophe de la parcelle. C’est pourquoi une exportation manuelle est nécessaire.

En parallèle nous mettons en place une démonstration – initiation de fauche manuelle sur une partie de la prairie encore bien conservée, si vous êtes déjà faucheur confirmé ou en herbe on vous attend pour le coup de main … .

On vous donne rendez-vous à le dimanche 9 octobre à 9h00 à la ferme de Bellevue à Notre-Dame-des-Landes. En espérant vous voir nombreux le 8 octobre avec vos bâtons et le 9 octobre avec les fourches, les faux et les gants !


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Rappel à la Loi : Respect des espèces protégées à Notre-Dame-des-Landes

Les Naturalistes en lutte ont permis de découvrir quatre espèces protégées qui n’avaient pas été observées.

Avec Fabrice Nicolino, Nicolas Hulot, Allain Bougrain-Dubourg et les Naturalistes en lutte, les soussignés demandent simplement le respect de la loi sur la protection de la nature. Si l’État ne fait pas respecter cette loi, qui le fera ?

Vous pouvez signer la pétition içi

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Campagnol amphibie à NDDL : L’Etat passe outre l’avis du Conseil National de la Protection de la Nature

Les travaux de l’aéroport à Notre-Dame-des-Landes ne peuvent avoir lieu tant que les arrêtés de dérogation permettant la destruction des espèces protégées et de leurs habitats n’ont pas été signés. Des arrêtés concernant la flore, les reptiles et les amphibiens avaient été pris en décembre 2013 (les recours en justice sont toujours en cours), mais ceux concernant le Campagnol amphibie ne l’étaient pas encore. C’est chose faite depuis le 13 septembre.

Pourtant, le Conseil National de la Protection de la Nature (où siège le Ministère de l’écologie…) avait rendu un avis clair en avril 2014 sur ces projets d’arrêtés : avis défavorable, sans aucun vote favorable ! Il estimait alors « que le déplacement de campagnols du site (…) ne garantit nullement que les populations de campagnols vont se développer et reconstituer un fort noyau de population comme sur le site du futur aéroport ». Les critiques des Naturalistes en Lutte, exprimées lors de l’enquête publique en septembre 2015, n’ont pas eu plus de considération. C’est que, visiblement, des intérêts autres que ceux de la protection de la nature (et de l’intérêt commun) priment dans ce dossier.

Pour finir rappelons un point essentiel : au moins 4 espèces protégées n’ont pas été prises en compte dans les dossiers réglementaires. Ni observées ou recherchées par les bureaux d’études, elles n’ont donc pas été évaluées dans les dossiers. Par conséquent, aucune demande de dérogation pour la destruction de ces espèces protégées n’a été faite. Puisque la préfecture de Loire-Atlantique et le Ministère de l’Ecologie en ont été informés et que nous sommes dans un état de droit, les travaux ne peuvent pas commencer.

La non-prise en compte de ces 4 espèces protégées dans le projet d’aéroport nécessite la réouverture du dossier et la réévaluation du projet.

Les Naturalistes en Lutte appellent à converger massivement le 8 octobre prochain à Notre-Dame-des-Landes pour montrer notre détermination à défendre la zad et ses habitants qu’ils soient humains, campagnols, fleurs, linottes, myxomycètes, lézard, mousses ou tritons !

Les Naturalistes en lutte

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LOI « BIODIVERSITÉ » : PAS D’ÉTAT D’URGENCE POUR LA NATURE

Extinction massive des espèces : il ressort des études publiées entre autre par la revue Nature et le WWF en 2014, Proceedings of the national academy of science ((PNAS) en 2015 que le nombre et la rapidité à laquelle disparaissent les espèces animales et végétales dans le monde a atteint un niveau qui permet de parler de 6e extinction.

Disparition massive des milieux : Les rapports cités n’abordent pas la disparition des milieux (souvent à l’origine de la disparition des espèces) mais, pour zoomer sur la France, on peut souligner que malgré des politiques forcément « ambitieuses », on est passé en une vingtaine d’années de l’équivalent d’un département artificialisé tous les 10 ans à la même surface consommée en 7 ans.

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C’est dans ce contexte que la France a décidé de revoir la loi biodiversité de 1976. Le gouvernement vient de décider d’accélérer le vote de la nouvelle loi à l’Assemblée et, au lieu d’attendre la rentrée, de la mettre au vote ce 19 juillet. Un état d’urgence pour la nature ? On se prend à espérer.

Las ! Il y a surtout urgence à donner enfin les moyens aux aménageurs de bousculer les « lenteurs » et les « insuffisances » de la loi de 1976. L’équivalent d’un département artificialisé tous les 7 ans, c’était sans doute trop peu au regard du désir de croissance. Ceux qui ont eu la patience de suivre les débats autour de l’article 33A qui instaure les banques d’actifs naturels et la monétarisation de la compensation ont compris que c’était le principal enjeu politique du projet. On a amusé la galerie avec la composition de l’Agence de la biodiversité dont il était déjà entendu entre gens bien élevés qu’elle laisserait les gardes de l’ONCFS sous le contrôle des chasseurs (qui représentent 1,9 % de la population mais disposent des 142 députés du groupe « chasse et territoires » pour défendre leurs intérêts).

Pas un groupe d’experts, pas une association, pas une personnalité médiatique n’a jugé bon d’engager un bras de fer avec le gouvernement sur un texte qui va rendre la nature déménageable et monnayable sur l’ensemble du territoire. Or, on a pu voir comment, la méthode encore expérimentale mais pas moins expéditive a permis au bureau d’études biotope de proposer d’échanger toute la biodiversité de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes contre quelques centaines d’hectares de prairies permanentes gérées par des agriculteurs industriels. Sans imposer la moindre contrainte budgétaire aux deux premiers éléments du triptyque « éviter-réduire-compenser », l’assemblée va ouvrir toute grande la porte à une compensation dont on a déjà pu mesurer dans le cadre de plusieurs méta-analyses qu’elle était inefficace dans la plupart des pays où elle est à l’œuvre (sauf là où le coût financier des milieux est suffisamment élevé pour être dissuasif).

Ne rêvons pas. Les interventions contre les banques d’actifs naturels resteront lettre morte. Mais prenons date et gageons que dans 10 ans, les menaces sur la biodiversité n’auront pas décru, bien au contraire. Mais parions déjà que les responsables ne seront pas inquiétés pour autant. Nous venons d’en avoir la preuve en accéléré : une vallée détruite et un homme tué à Sivens en octobre 2014 ; un jugement du tribunal administratif qui annule la déclaration d’utilité publique en juillet 2016. Pas une démission d’élu, pas un renvoi de préfet.

Oui, ne rêvons pas. Luttons pied à pied, partout où nous vivons, en dépit des lois et des mensonges.

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