Naturalistes en lutte

Les informations des Naturalistes en lutte à Notre-Dame-des-Landes

Contribution des Naturalistes en lutte : Le campagnol amphibie à Notre-Dame-des-Landes

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Le Campagnol amphibie a été rajoutée à la liste des mammifères protégés en 2012. En effet, elle est considérée comme « quasi-menacée » par la liste rouge française de l’UICN. La France, pays dans lequel une politique plus forte de protection des milieux aquatiques doit être menée, accueille près de 40% de la répartition mondiale du Campagnol amphibie, ce qui lui confère une grande responsabilité pour la conservation de l’espèce,. De nombreux signes de régression ont été notés depuis vingt ans en France (Noblet, 2005 ; Haffner, 2007).

Les résultats d’une enquête nationale qui a été récemment menée (2009-2014) indiquent que le Campagnol amphibie n’est pas en bon état général de conservation au niveau national (Rigaux, 2015).

Le Campagnol amphibie est présent dans les deux régions, Bretagne et Pays de Loire. L’espèce apparaît en déclin dans les deux régions.

La région Bretagne et le département de la Loire-Atlantique constitue l’un des principaux bastions de présence de l’espèce au niveau national.

camp2Carte 7. Proportion de sites positifs (présence du Campagnol amphibie) par maille échantillonnée selon le protocole de l’enquête nationale en Bretagne et Loire-Atlantique.

L’espèce apparaît donc fragilisée dans une large partie Est de la zone considérée. Le secteur du projet d’Aéroport du Grand Ouest apparait comme un bastion de l’espèce situé à l’extrémité est et sud de cette zone, c’est-à-dire éloigné des noyaux de populations de l’Ouest.

Les environs de Notre-Dame-des-Landes constituent donc l’une des principales zones d’intérêt pour l’espèce à l’échelle de la Loire-Atlantique, mais aussi de la péninsule bretonne.

La population de la zone d’aménagement, de par sa situation et ses densités exceptionnelles, joue un rôle de source pour les populations de ces trois bassins versants. Cette zone contribue au brassage génétique et aux échanges entre les deux plus importantes populations françaises : la population bretonne et celle de l’arc atlantique

La réalisation du projet détruirait donc le cœur de la zone favorable, là où la densité et la qualité des habitats sont les plus fortes et là où les connexions entre bassins versants s’établissent.

Pour en savoir plus lisez la contribution complète des Naturalistes en lutte ici

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